Dimanche 23 octobre 2005
|
Vu "le rôle de sa vie " avec Agnès Jaoui et Karine Wiard, de François Favrat Pigiste dans un journal de mode, Claire Rocher rencontre Elisabeth Becker, une star de cinéma. Tout les sépare, leurs caractères, leurs rapports aux hommes, et bien sûr l'argent, la notoriété. Claire est engagée comme assistante personnelle d'Elisabeth, et sa vie s'en trouve bouleversée. Peu à peu, les deux femmes se lient d'amitié, du moins Claire le croit-elle ... Les deux pôles d'une même planète. Les deux faces d'une même pièce. La lumineuse star de cinéma contre la pas si sombre assistante. La souffrance écarlate d'une femme qui brille trop et celle d'une femme qui ne saurait briller sans se faire sa propre ombre. Et toutes les femmes à cheval entre elles deux. Jamais ni tout à faut d'un coté, ni tout à fait de l'autre. Pourtant le spectateur fait vite son choix ; La balance penche pour l'ombre, pour l'ordinaire et quotidienne Claire/Karine. On va du coté du commun, parce que la toute puissance de l'égoïsme est immédiatement insupportable. Le film ne réserve pas de surprises, sinon (mais ce n'est plus une surprise) la talent de ces deux interprètes.
Je note dans la fin une chose étonnante. Elles se sauvent ces deux femmes... en produisant... En laissant une trace, une empreinte. Un livre, un enfant. Je ne sais pas quel symbole le réalisateur cherchait à explorer dans ce comparatif qui n'était peut-être pas conscient. Mais voilà le besoin de la complétude. On est complet qu'en ayant produit, on répare le manque de brillance en produisant l'objet brillant. Je ne suis pas belle, pas jolie à regarder, mais je répare cette injustice et ce triste tableau par l'objet éclatant que mon talent, que mon vernis de talent engendre. On se répare, on se recoud avec de petits objets de production auxquels on finit par aliéner sa vie. |
|
Vu "Clean" avec Maggie Cheung, Nick Nolte, Béatrice Dalle, d'Olivier Assayas.Quand on n'a pas le choix, on change. Emily n'a qu'une obsession : récupérer son fils, que ses beaux-parents élèvent loin d'elle. Pour y parvenir, il faudra qu'elle reconstruise sa vie... qu'elle devienne clean. les acteurs sont fabuleux. Nick Nolte est magnifique, en tant qu'acteur et son personnage est d'une grande beauté. On voudrait que tous les grands-pères soient comme ça, omniscients. Le mien l'est.
Maggie Cheung est prodigieuse. On comprend et on applaudit des deux mains et des deux pieds au prix d'interprétation cannois.Enfin, vraiment le film tient tout entier dans l'interprétation de ses acteurs, même Béatrice Dalle, dans un second rôle pourtant, a quelque chose de plus. |
|
Vu "Lost in translation", avec Bill Murray, Scarlett Johansson et Tokyo en guest Star, de Sofia Coppola.Bob Harris, acteur sur le déclin, se rend à Tokyo pour touner un spot publicitaire. Il a conscience qu'il se trompe - il devrait être chez lui avec sa famille, jouer au théâtre ou encore chercher un rôle dans un film -, mais il a besoin d'argent.
|
|
Vu "Dédales" de René Manzor, avec Sylvie testut, lambert Wilson et Frédéric Diefensthal. Le problème avec les week-end mange-films, c'est que, comme pour le chocolat, on mange toujours un carré de trop... Claude est une tueuse schizophrène à personnalités multiples. Le docteur Brennac, psychiatre, et l'inspecteur Matthias mènent une enquête parallèle pour découvrir le mystère qui entoure ses meurtres et la réelle identité de Claude. No comment...
Tout y était, rien n'y fait. Les acteurs ont à priori, tout pour eux (On ne fait plus l'article pour Lambert Wilson ; je suis une fan de Sylvie de Testut ; et Frédéric Diefensthal fait partie des étoiles montantes). L'histoire est séduisante en théorie ; la question des personnalités multiples est passionnante au demeurant. La photo n'est pas vilaine (gros grain, lumière blanche, c'est un style qui peut me plaire)... Oui, mais... On n'y croit pas une minute. Le ton goguenard de la fragile Sylvie Testut en tueuse psychopathe qui joue les hommes un tantinet camionneurs... ça le fait pas, mais alors pas du tout ! Lambert Wilson, tentant la subtilité du bon docteur en experimentation, ça le fait pas davantage... Et Fréderic Diefensthal en profiler torturé à vision panoramique, c'est carrément grotesque. Tout cela mixé avec une bouillie mythologico-médicale... Je ne vous dis que ça. Je me trouve à moi-même la dent dure... Mais quand cela ne marche pas, cela ne marche pas ! |

COMMENTAIRES